Hypertrophie des petites lèvres : les gênes rencontrées

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Également nommées « nymphes », les petites lèvres vaginales sont une structure de l’anatomie des organes génitaux externes des femmes. Elles se positionnent autour de la vulve pour ainsi protéger l’entrée vaginale, l’urètre, le vestibule et le clitoris. Bien qu’étant une zone érogène à part entière, à l’instar des grandes lèvres et du clitoris, elles peuvent parfois être source de complexes, de gêne et mal-être psychologique. C’est le cas lorsque la taille de l’une ou des deux est disproportionnée par rapport aux grandes lèvres. On parle en l’occurrence d’hypertrophie des petites lèvres. Dans cet article, nous allons faire le point sur cette anomalie qui affecte la majeure partie des femmes, les gênes qu’elle occasionne au quotidien et sur ce que l’on peut faire pour y remédier.

Hypertrophie des petites lèvres : qu’est-ce que c’est ?

Comme la taille et la forme des nymphes diffèrent d’une femme à l’autre, l’hypertrophie des petites lèvres vaginales n’a pas de définition exacte ni de tailles standards. Il n’existe alors aucun point de référence afin de déterminer médicalement si les petites lèvres sont anormalement grosses ou non. Mais quoi qu’il en soit, on dit qu’une femme souffre d’hypertrophie des petites lèvres lorsque ses nymphes sont anormalement développées à tel point qu’elles débordent d’un maillot de bain ou d’un sous-vêtement au niveau de la bordure de la culotte. Selon certaines études anatomiques, les nymphes sont dites hypertrophiques lorsque leur taille est supérieure ou égale à 4 cm. Leur développement excessif intervient le plus souvent durant la puberté et est ensuite accentué par les accouchements.

gêne femme

Les gênes occasionnées par l’hypertrophie des nymphes

Les petites lèvres constituent une zone érogène certes, mais lorsqu’elles sont excessivement développées, elles s’avèrent extrêmement gênantes pendant les rapports sexuels. Elles peuvent être tellement hypertrophiées qu’elles bloquent même l’entrée vaginale. La pénétration risque parfois d’être douloureuse.

L’hypertrophie des petites lèvres est aussi synonyme de gêne à l’habillement. N’étant plus couvertes par les grandes lèvres, les petites lèvres, qui sont extrêmement sensibles, peuvent se frotter aux vêtements que l’on porte quotidiennement, surtout lorsque l’on porte un pantalon trop moulant ou un string. Ce frottement peut ainsi donner lieu à des douleurs, irritations ainsi que des affections. Soulignons que si le frottement entre les nymphes et le vêtement se révèle conséquent, il peut être particulièrement douloureux durant la pratique de certaines activités sportives, dont l’équitation, le vélo, la moto…

Par ailleurs, une malformation au niveau des petites lèvres rime avec gêne psychologique. La majorité des femmes qui en souffrent n’osent pas s’afficher en maillot de bain et ont honte de se mettre nues devant leur compagnon.

Hypertrophie des petites lèvres : comment y remédier ?

Compte tenu de toutes ces gênes, de plus en plus de femmes qui sont atteintes d’hypertrophie des petites lèvres font appel à la nymphoplastie. Aussi connue sous le nom de labioplastie, cette dernière fait référence à une intervention chirurgicale qui consiste à raccourcir les petites lèvres de telles sortes qu’elles soient symétriques, esthétiques, et bien recouvertes par les grandes lèvres. Se déroulant classiquement sous anesthésie (locale, loco-régionale ou générale selon le cas), la nymphoplastie peut se faire selon différentes techniques : méthode longitudinale, méthode cunéiforme ou triangulaire…

Julien B.
Julien B.
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